Levons le voile sur les métiers qui gravitent autour de l'art et de la culture… Peut-être, qu'un jour, ce sera le vôtre !

Séverine Bourguignon est artiste et illustratrice de livres pour enfants. Elle a accepté de rencontrer On y va afin de tenter d’expliquer les différentes facettes de son métier qui allie des techniques aussi diverses que la peinture, l’écriture, la photographie, etc… Au fil des paroles, nous nous rendons compte que, plus qu’un métier, être artiste est un style de vie, une manière de vivre que tout le monde devrait cultiver en soi. Mais écoutez plutôt Séverine s’exprimer par elle-même tout en admirant le défilé d’images de certaines de ses œuvres.
Interview et montage réalisés par Cécilia
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CARTE D'IDENTITE
Prénom et nom : Séverine Bourguignon
Profession : Artiste, illustratrice et auteure de livres pour enfants
Mission : Créer des œuvres d’art comme des peintures, des installations artistiques, des photographies et tout ce qui émane de son imaginaire, monter des expositions, ainsi qu’écrire des livres pour enfants. En ce moment, elle veut finir son projet sur les kolam, art traditionnel féminin et éphémère pratiqué en Inde.
Spécialité : Peinture, dessin, écriture, photographie, expérimentation.
Quotidien : Elle passe une grande partie de son temps à l’organisation et à démarcher pour trouver des galeries et lieux d’exposition. Il y a également des phases de création absorbantes où Séverine passe beaucoup de temps dans son atelier.
Période de travail : Tous les jours, toute l’année et même la nuit dans ses rêves.
Formation : Baccalauréat littéraire et artistique, une maîtrise en langue et une formation à l’école Creapole.
Rémunération : Séverine n’a pas de salaire fixe (sauf si elle a un petit boulot « alimentaire » à côté de son travail d’artiste). Elle vit de ses expositions, les ventes de ses livres et ses œuvres d’art, les éventuelles bourses, droits d’auteur…
Perspectives d’avenir : Faire une résidence d’artiste, vivre de son art et avoir beaucoup plus de temps pour la création pure…
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Visiter tous les sites de Séverine !
Pour les actualités : www.38ruepolonceau.canalblog.com
Son blog sur le kolam : www.kolam.canalblog.com
Son site avec ses anciens travaux : http://severineb.fr


Sandrine Martin, directrice de ViV'ART diffusion, se charge de vous expliquer son métier: chargée de diffusion. Ce terme un peu bizarre cache un métier essentiel pour que les artistes du spectacle vivant puissent travailler: il s'agit de proposer, à des programmateurs, des spectacles et ainsi de vendre les créations artistiques qui permettront aux artistes de créer à nouveau…
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CARTE D'IDENTITE
Prénom et nom : Sandrine Martin
Société : ViV’ART Diffusion
Profession : Chargée de diffusion
Mission : Vendre les spectacles de compagnies professionnelles auprès des programmateurs, tout en étant en accord avec les convictions et le message du spectacle.
Spécialité : Théâtre adulte et enfant, classique et contemporain.
Quotidien :
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Contacter l’équipe artistique et les responsables de l’administration des compagnies pour comprendre l’enjeu du spectacle et mettre au point sa diffusion,
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Etablir des relations avec les programmateurs pour se créer un réseau,
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Diffuser les informations aux programmateurs et les relancer,
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Créer les dossiers de diffusion,
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Rencontrer le public.
Période de travail :
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Mercredi et week-end : sur le terrain pour accueillir les programmateurs et le public,
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Les autres jours : établir le contact avec les programmateurs et garder le contact avec les compagnies,
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Périodes creuses : les programmateurs sont injoignables durant les grandes vacances et la période de Noël alors, il faut se consacrer au travail administratif.
Formation : Conception et direction de projets culturels mais les stages sont nécessaires pour comprendre les enjeux de cette profession.
Rémunération : Elle est payée au pourcentage : elle touche en moyenne 10% du prix du spectacle vendu.
Perspectives d’avenir : Créer des liens plus importants avec certains lieux et leurs programmateurs et pourquoi pas, embaucher quelqu’un…
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Interview réalisée par Gwendoline
Le site de ViV'ART Diffusion: c'est par ici!

Me(s) mo(ts)
*Programmateur: il est chargé d'établir la programmation de la saison culturelle, c'est-à-dire, de choisir les spectacles qui vont être présentés au public dans un établissement.
*Compagnie de théâtre: Elle est créée selon la volonté d'un ou plusieurs artistes. Il s'agit de réunir en son sein des spectacles ayant les mêmes choix artistiques, les mêmes lignes esthétiques ou qui sont du goût du directeur de la compagnie. Il y a des compagnies d'amateurs et des compagnies professionnelles mais il est impossible de savoir précisément leur nombre exact en France.
*Création: oeuvre, spectacle, production.
*Metteur en scène: responsable de la mise en scène. Il choisit les décors, dirige les acteurs et les répétitions. Il assure ainsi l'harmonie du déroulement du spectacle.
*Troupe: groupe d'artistes. Les comédiens se réunissent selon leurs affinités et leurs choix artistiques pour jouer ensemble.
*Conviction: certitude, assurance.
*Administratif: dans le milieu de la culture, on peut distinguer le travail artistique (qui se préoccupe du projet artistique et esthétique), du travail administratif qui consiste à gérer un établissement culturel, les relations presse, la diffusion,…
*Relance: transmettre à nouveau une information.
*Dossier de presse: il est créé par l'attaché de presse et rassemble toutes les informations concernant l'événement culturel (naissance du projet, résumé, présentation des artistes, dates de représentation ou d'exposition).
*Dossier de diffusion: il est créé par le chargé de diffusion et rassemble les informations techniques de l'événement culturel (articles de presse, fiche technique, coût de la production).
*Période creuse: période où il y a moins de travail.
*Tournée: déplacement organisé dans un ou plusieurs lieux.


Véronique Soulé est la formidable animatrice de l’émission radio « Ecoute ! Y’a un éléphant dans le jardin. » sur la culture jeune public qui passe tous les mercredis sur Aligre FM 93,1. Véronique a très gentiment voulu répondre aux questions de On y va pour nous permettre de mieux appréhender son activité de journaliste.
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CARTE D'IDENTITE
Prénom et nom : Véronique Soulé
Société : Radio Aligre FM 93,1
Profession : Animatrice de l’émission « Ecoute ! Y’a un éléphant dans le jardin. »
Mission : Parler de la culture jeune public comme le reste de la culture pour montrer ses richesses.
Spécialité : Livre, spectacle et exposition pour enfants.
Période de travail :
- Le lundi : son grand jour pour repérer des informations et contacter les invités de l’émission
- Les autres jours : préparation en continu
- Le mardi soir : finalisation et rédaction de l’émission
- Le grand jour : l’émission passe tous les mercredis de 10h à 12h
Formation : Véronique fait de la radio de façon bénévole ! Elle a appris au fil des années. Son vrai métier est bibliothécaire spécialisée dans le livre pour enfant.
Perspectives d’avenir : Continuer son émission avec la même exigence…
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Entretien avec Véronique Soulé
Pourquoi animez-vous une émission de radio sur la culture jeune public ?
Je suis arrivée à la radio en 1990 tout simplement parce que j’avais envie de faire de la radio. Mon activité d’animatrice à la radio est bénévole car Aligre FM 93,1 est une radio associative. J’ai un autre métier à côté en tant que bibliothécaire spécialisée dans le livre pour enfant.
C’est super ! Toutefois, quand on vous écoute à la radio, l’émission sonne très professionnelle…
En fait, ça fait longtemps que je le fais. Mais je crois qu’on est tous très professionnels parce qu’on travaille beaucoup. Ce n’est pas parce qu’on est amateur que ça doit être de mauvaise qualité.
Comment préparez-vous vos émissions si vous avez un autre métier à côté ?
L’émission de radio est le mercredi matin. Elle dure deux heures. Au début, on était trois à la faire, maintenant il ne reste que moi, mais l’émission est un peu comme un magazine, c’est-à-dire qu’il y a différentes personnes qui viennent dans l’émission pour faire des chroniques. Je ne remplis pas nécessairement les deux heures.
En gros, l’émission est centrée autour de 2 ou 3 grandes interviews et le reste est composé de petites chroniques, des portraits, des présentations de livres ou de spectacles.
Je passe surtout mon lundi à préparer l’émission car je ne travaille pas à la bibliothèque. Je prends contact avec les invités, je repère des livres, des auteurs et je vois également beaucoup de spectacles pour enfant le week-end.
Ca fait beaucoup !
Je passe une vingtaine d’heure à préparer chaque émission. Vous savez, j’écris tout ce que je dois dire. Le mardi soir je finalise. Je commence à 20h et je termine à 2h du matin rien que pour écrire.
Comment trouvez-vous vos sujets pour l’émission ?
Comme l’émission dure depuis longtemps, elle est un peu connue, surtout que pour le jeune public, il n’y a pas grand-chose dans le milieu de la radio. Du coup, je suis repérée, même si je n’appartiens pas à une grande radio nationale.
Il y a des projets que j’aime bien, que je vais suivre et d’autres dont je ne vais parler qu’une seule fois. Des attachés de presse qui travaillent pour des livres ou des spectacles amènent souvent les informations. Il y a en que je dois chercher et d’autres qui me poursuivent. Pour les grands théâtres, par exemple, c’est à moi de réclamer.
Mais pour un auteur, c’est très rare qu’il soit interviewé sur son livre pour enfant. Les auteurs aiment donc bien venir à mon émission car ils aiment parler d’eux.
Il y a également des attachés de presse qui connaissent maintenant mes goûts. Ils savent que je suis exigeante donc ils m’appellent quand ils savent que ça va me plaire. Et puis il y a les attachés de presse qui de toute façon font le tour de tout le monde.
Qu’est-ce qui vous plaît le plus et le moins dans cette activité ?
Ce qui me plaît le plus est de ne pas savoir à qui on parle. Quand on mène un débat devant un public, on sait combien il y a de gens, on sait si ils s‘ennuient ou pas, tandis qu’à la radio on lance les idées dans le vide. C’est amusant de rencontrer des personnes qui disent qu’ils écoutent parce que pour moi, c’est le désert. Mais cela oblige à faire mieux. Devant un auditoire, on peut toujours se rattraper ou quelqu’un peut intervenir. Pas à la radio.
Pendant longtemps j’ai eu peur du blanc à l’antenne, que je me trompe ou que le technicien se trompe. J’avais également très peur que les invités ne viennent pas, mais cela arrive maximum deux fois dans l’année. En général, c’est un problème de transport. En fait, ce qui me plaît le moins, c’est quand j’ai préparé l’émission et que l’invité prévient à la dernière minute qu’il ne peut pas venir. Je préfère encore que ce soit à la radio sur place plutôt qu’un coup de fil le mardi soir alors que je viens de finir d’écrire.
Préparez-vous quelque chose en réserve au cas où ?
J’amène toujours plus de musique qu’il ne faut et je prépare des infos que souvent je ne passe pas. Maintenant j’ai aussi des interviews que je peux rediffuser.
Est-ce que votre émission a changé depuis vingt ans ?
Au début, l’émission était plus courte et on a longtemps travaillé avec des enfants qui venaient une semaine sur deux et faisaient leur émission sur la culture : ils présentaient leurs bouquins, spectacles, jeux, etc… Mais ça demande beaucoup de temps. Je ne peux plus le faire parce que je suis seule à préparer l’émission.
Trouvez-vous que des émissions comme la vôtre manquent dans les médias ?
Oui ! A part France culture qui fait une émission le samedi soir, les médias ne s’intéressent pas à la culture jeune public.
Que faudrait-il faire pour que cela change ?
Je ne sais pas, mais en fait, c’est la place de l’enfant dans la société qui fait ça. Par exemple, les chroniques sur les enfants dans les journaux sont en général tenues par un journaliste qui vient d’avoir un enfant. Quand les enfants sont grands, il laisse tomber.
Mon concept est de parler de la culture enfantine comme on parle du reste de la culture. Ce n’est pas du tout l’esprit « Si vous ne savez pas quoi faire avec votre enfant le samedi ». J’essaye de montrer qu’il y a des petites richesses dans ce domaine comme ailleurs. D’ailleurs, un point qui revient toujours avec les invités de l’émission, que ce soit des musiciens, metteurs en scènes, écrivains ou conservateurs d’exposition, est le fait qu’ils créent pour des enfants avec autant d’exigence, sinon plus, que pour des créations pour adultes. Et dans mon émission, j’essaye à ce qu’il y ait une exigence. J’espère que ça s’entend…
Propos recueillis par Cécilia
Visitez le site d'Aligre FM : www.aligrefm.org
Ainsi que la page de Véronique : http://aligrefm.free.fr/spip/spip.php?article24
Et surtout n'hésitez pas à écouter son émission !


interviewsandrine.wma

bravo pour ce site! j’ai trouvé ces portraits de métiers très intéressant. On a pas souvent l’occasion de rencontrer une chargée de diffusion, une animatrice de radio… et là on se croirait vraiment a coté d’eux, nous racontant leur quotidien!Belle démarche!